
Le Mouvement Décision Jeunesse a été lancé officiellement
dans la Salle des Fêtes de l'Assemblée Nationale le mercredi 28 mars 2007
Le Mouvement "Décision Jeunesse" est ouvert à tous, issus des nouvelles générations ou non, à tous ceux en général qui veulent promouvoir les nouvelles générations et que les jeunes
Français trouvent enfin la place qu'ils méritent aux postes de décision. Dans un monde jeune et en voie de désoccidentalisation, qui requiert dynamisme et diversité, la France doit enfin
comprendre le monde tel qu'il est et s'y adapter vraiment. Il est temps, pour préserver l'avenir du pays, de développer un contre-pouvoir générationnel pour aller vers une harmonie
générationnelle ensuite. L'intérêt de la France est de mettre en avant dans le monde sa jeunesse.
Le Mouvement Décision Jeunesse n'emprunte aucune voie prédéterminée, il ne se qualifie pas, il ne se place dans aucune catégorie comme on aime si bien le faire en France. Il est et beaucoup le
savent déjà.
Le Mouvement "Décision Jeunesse" est piloté par Christophe Dorigné-Thomson, consultant international, avec d'autres militants dont Thierry Laromanière (ancien membre de l'Equipe de France d'athlétisme), Aline Rutily (Directrice Générale déléguée de BS Conseil) et Maître Alexandre Bouteau pour la France.
Quelques soutiens en France :
-Nicolas Baverez, avocat-essayiste, Le Monde, Le Point
-Taig Kris, Champion du monde de roller
-Ménélik, chanteur, entrepreneur
-Bernard Spitz, entrepreneur, Conseil d'Etat, Président de la FFSA (Fédération Française des Sociétés d'Assurance)
-Dominique Reynié, politologue, Sciences Po
-Jean-Marc Vittori, éditorialiste, Les Echos
-Marc Cheb Sun, rédacteur en chef, Respect Magazine
-Laurence Méhaignerie, Présidente du fonds d'investissement Citizen Capital
-Patrick Lozès, président du CRAN et du Comité pour la diversité en politique
...
Au niveau international, le MDJ s'appuie sur un réseau relationnel de décideurs de premier plan.
Pour nous rejoindre : collectifdj@gmail.com
Puisque vous voulez connaître mon avis, le voici. Il y avait, dans un coin du monde, une merveille du monde ; cette merveille s'appelait le Palais d'été. L'art a deux principes, l'Idée, qui
produit l'art européen, et la Chimère, qui produit l'art oriental. Le Palais d'été était à l'art chimérique ce que le Parthénon est à l'art idéal. Tout ce que peut enfanter l'imagination d'un
peuple presque extra-humain était là. Ce n'est pas, comme le Parthénon, une oeuvre rare et unique ; c'était une sorte d'énorme modèle de la chimère, si la chimère peut avoir un modèle. Imaginez
on ne sait quelle construction inexprimable, quelque chose comme un édifice lunaire, et vous aurez le Palais d'été.
Bâtissez un songe avec du marbre, du jade, du bronze, de la porcelaine, charpentez-le en bois de cèdre, couvrez-le de pierreries, drapez-le de soie, faites-le ici sanctuaire, là harem, là citadelle, mettez-y des dieux, mettez-y des monstres, vernissez-le, émaillez-le, dorez-le, fardez-le, faites construire par des architectes qui soient des poètes les mille et un rêves des Mille et Une Nuits, ajoutez des jardins, des bassins, des jaillissements d'eau et d'écume, des cygnes, des ibis, des paons, supposez en un mot une sorte d'éblouissante caverne de la fantaisie humaine ayant une figure de temple et de palais, c'était là ce monument.
Il avait fallu, pour le créer, le long travail de deux générations. Cet édifice, qui avait l'énormité d'une ville, avait été bâti par les siècles, pour qui ? Pour les peuples. Car ce que fait le
temps appartient à l'homme. Les artistes, les poètes, les philosophes connaissent le Palais d'été ; Voltaire en parle. On disait : le Parthénon en Grèce, les Pyramides en Egypte, le Colisée à
Rome, Notre-Dame à Paris, le Palais d'été en Orient. Si on ne le voyait pas, on le rêvait. C'était une sorte d'effrayant chef-d'oeuvre inconnu, entrevu au loin dans on ne sait quel crépuscule
comme une silhouette de la civilisation d'Asie sur horizon de la civilisation d'Europe.
Cette merveille a disparu.
Un jour, deux bandits sont entrés dans le Palais d'été. L'un a pillé, l'autre a incendié. La victoire peut être une voleuse, à ce qu'il paraît. Une dévastation en grand du Palais d'été s'est
faite de compte à demi entre deux vainqueurs. On voit mêlé à tout cela le nom d'Elgin, qui a la propriété fatale de rappeler le Parthénon. Ce qu'on avait fait au Parthénon, on l'a fait au Palais
d'été, plus complètement et mieux, de manière à ne rien laisser. Tous les trésors de toutes nos cathédrales réunies n'égaleraient pas ce formidable et splendide musée de l'Orient. Il n'y avait
pas seulement là des chefs-d'oeuvre d'art, il y avait un entassement d'orfèvreries. Grand exploit, bonne aubaine. L'un des deux vainqueurs a empli ses poches, ce que voyant, l'autre a empli ses
coffres ; et l'on est revenu en Europe, bras dessus, bras dessous, en riant. Telle est l'histoire des deux bandits.
Nous Européens, nous sommes les civilisés, et pour nous les Chinois sont les barbares. Voilà ce que la civilisation a fait à la barbarie. Devant l'histoire, l'un des deux bandits s'appellera la
France, l'autre s'appellera l'Angleterre. Mais je proteste, et je vous remercie de m'en donner l'occasion ; les crimes de ceux qui mènent ne sont pas la faute de ceux qui sont menés ; les
gouvernements sont quelquefois des bandits, les peuples jamais.
L'Empire français a empoché la moitié de cette victoire, et il étale aujourd'hui, avec une sorte de naïveté de propriétaire, le splendide bric-à-brac du Palais d'été.
J'espère qu'un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée, renverra ce butin à la Chine spoliée. En attendant, il y a un vol et deux voleurs, je le constate. Telle est, monsieur, la quantité
d'approbation que je donne à l'expédition de Chine."





























