Contre les tests ADN

Publié le par Mouvement DJ

La patrie des droits de l"homme adopte maintenant les tests ADN. L'humanisme serait-il en danger en France? 

Je me pose la question en tout cas...


Ci-dessous le communiqué de presse du CRAN à ce sujet.


Communiqué de presse du 4 octobre 2007


Tests ADN pour le regroupement familial : Le CRAN redit son entière
opposition à une mesure discriminatoire et aux conséquences explosives.

Le Sénat a adopté dans la nuit du 3 au 4 octobre, une nouvelle version de
l'amendement autorisant le recours à des tests ADN pour contrôler le
regroupement familial en France.

Cette mesure continue de susciter un trouble considérable. Le CRAN
s’interroge avec inquiétude sur l’objectif final que poursuit le
gouvernement en maintenant coûte que coûte un texte vidé de sa substance.

En procédant à des sous-amendements de l’amendement critiqué, puis
finalement à des amendements du sous-amendement, le gouvernement reconnaît
implicitement le bien-fondé de la contestation qui enfle autour d’une
mesure discriminatoire, aux conséquences explosives et qui transforme
l’immigré en suspect.

Au final, l’adoption de cette mesure devenue symbolique, ne pourra que
porter gravement atteinte au crédit et à l’image de la France dans le
monde.

Par ailleurs, la nouvelle version de « l’amendement ADN » dispose que «la
faculté de recourir au test ADN (est) limitée à la recherche d’une
filiation déclarée avec la mère du demandeur de visa»….Parce que «le choix
de recourir aux tests ADN ne saurait aboutir à la révélation, pour un
père, qu’il n’est pas le père biologique de ses enfants»

Le CRAN rappelle que si l’erreur est humaine, l’entêtement ne l’est plus.
En persistant à conserver à tout prix, l’enveloppe d’un texte critiqué de
toutes parts, les auteurs multiples de « l’amendement ADN » versent dans
le pathétique en proposant sans grande réflexion semble-t-il, une
suprématie de la matrilinéarité sur toutes les autres formes de filiation.

Une commission mixte paritaire (CMP Assemblée-Sénat) sera bientôt
convoquée afin de mettre au point un texte commun aux deux assemblées.

Le CRAN demande aux députés et sénateurs qui siégeront dans cette
commission paritaire, de ne pas s’entêter dans la voie funeste du maintien
de cette disposition Mariani-Hyest-Hortefeux, qui en arrive à consacrer la
matrilinéarité comme la preuve ultime de la filiation.

La seule solution envisageable reste le retrait pur et simple de cet
amendement aux relents nauséabonds.

Le CRAN appelle tous les démocrates et les humanistes de notre pays, à
continuer à mobiliser pour faire barrage à une disposition contraire en
tous points aux idéaux de la République


Contact :
Patrick Lozès
Président du CRAN
Tél : 0870 28 47 07
E-mail : contact@lecran.org
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aline 04/10/2007 23:53

Dans un registre complémentaire, un article du Monde sur l'impact des tests ADN en termes d'image. http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-961894@51-959910,0.htmlles élites économiques, victimes inattendues du projet de loi sur l'immigrationLe projet de loi sur l'immigration, examiné au Sénat à partir de mardi 2 octobre, attire des critiques, inattendues, en provenance des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), pourvoyeurs de cadres qualifiés, mais aussi de Français mariés avec des étrangers.En obligeant les familles à se soumettre à un test de langue, voire à suivre une formation linguistique, pour obtenir un visa de long séjour, le gouvernement cherche à freiner l'immigration familiale en provenance de l'Afrique. Mais l'immigration économique qualifiée, que Nicolas Sarkozy et le ministre de l'immigration, Brice Hortefeux, disent vouloir favoriser, risque elle aussi d'être entravée. Le projet de loi vient, aux yeux des cadres étrangers, alourdir encore un peu plus le parcours du combattant que devient une installation en France. La précédente loi de juillet 2006 avait déjà rendue obligatoire la signature d'un contrat d'accueil et d'intégration (CAI) pour tout nouvel arrivant, même pour les salariés en mission temporaire.if (provenance_elt !=-1) {OAS_AD('x40')} else {OAS_AD('Middle')}

Function IE_Detect (version)
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On Error Resume Next
plugin = (IsObject(CreateObject("ShockwaveFlash.ShockwaveFlash." & version & "")))
If plugin = true Then
IE_Detect = true
End If
End Function  L'ambassade du Japon à Paris ne cache pas avoir "effectué un certain nombre de démarches pour faciliter l'installation de [ses] ressortissants". "Le processus pour obtenir une carte de séjour comme pour faire venir sa famille est très compliqué et prend du temps. Ce qui n'est pas très efficace. Des préfectures demandent aussi aux Japonais de suivre des cours de français, ce qui leur est quasiment impossible lorsqu'ils travaillent", explique un représentant de cette ambassade.NOUVELLE CARTE "COMPÉTENCES ET TALENTS"Face à ces agacements, le ministre de l'immigration a demandé, il y a une quinzaine de jours, à l'Agence nationale d'accueil des étrangers et des migrations (Anaem) de ne plus imposer de CAI aux salariés des groupes internationaux en mission. Un amendement sénatorial au projet de loi devrait mettre un terme définitif à cette situation, qui, reconnaît-on dans l'entourage de M. Hortefeux, devenait "ridicule".Afin de faciliter la mobilité interne au sein des entreprises internationales, la loi de juillet 2006 avait créé un statut spécifique de trois ans pour les salariés en mission. Mais dans les faits, "les cartes accordées ne sont que d'un an et nécessitent des démarches administratives tous les trois mois", déplore un haut fonctionnaire chargé du commerce extérieur, affligé de voir "nos voisins européens, en particulier la Belgique, faire des contraintes françaises un argument en leur faveur pour attirer des investisseurs étrangers".Pour sortir de ces tracasseries administratives, les travailleurs qualifiés misent sur la nouvelle carte "compétences et talents", créée par la loi de 2006, qui dispensera les salariés migrants de signer un contrat d'accueil. Mais le dispositif tarde à se mettre en place (Le Monde du 18 septembre).DIFFÉRENCE DE TRAITEMENTLa nouvelle loi va aussi compliquer l'installation des couples binationaux en France. "Au-delà des nouvelles restrictions portées au regroupement familial, le projet de loi est surtout discriminatoire à l'égard des Français épousant un ou une étrangère, relève le chercheur spécialiste de l'immigration, Patrick Weil. Prenez deux cadres de la finance installés à New York, l'un est américain, l'autre français marié à une Américaine. Leur entreprise décide de les envoyer en France. Eh bien, l'épouse américaine du Français sera soumise à un test de langue tandis que l'épouse de l'Américain titulaire d'une carte compétence et talents en sera exemptée." "L'image de la France que cela va donner tant aux Français de l'étranger qu'aux étrangers eux-mêmes sera désastreuse !", s'alarme l'universitaire.Ces critiques ont conduit la commission des lois du Sénat à proposer un amendement supprimant l'obligation faite aux conjoints de Français de suivre une formation linguistique avant de venir en France. L'entourage de Brice Hortefeux justifie cependant le maintien d'une différence de traitement : "La carte 'compétences et talents' a pour dessein de faciliter la mobilité entre le pays d'origine et la France. C'est de la migration temporaire. Le conjoint de Français, lui, est dans une logique d'installation durable en France."Toutes ces contraintes "ternissent fortement l'attractivité de la France", se désole Antoine Lesuffleur, chercheur en nanotechnologies. Avec son épouse ukrainienne, rencontrée dans un laboratoire suisse, il a fini par s'exiler aux Etats-Unis, las du "parcours du combattant" qu'ils ont vécu pour qu'elle puisse obtenir une carte de séjour, puis une carte de résident, avant de décrocher la nationalité. Sans que, jamais, sa femme, pourtant non moins diplômée que lui, ne trouve du travail. Frédéric Lemaître et Laetitia Van Eeckhout